Gendarmerie : une nouvelle brigade à cheval en Haute-Savoie cet été

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La brigade à cheval de la gendarmerie de Haute-Savoie.

La brigade à cheval de la gendarmerie de Haute-Savoie. - Photo : Alexis Fernandez 

La brigade à cheval de la gendarmerie fait son retour cet été. Elle est sera en place jusqu'au 2 septembre pour assurer des missions de prévention et de surveillance.

Vous l'avez certainement déjà croisé si vous vous promenez au bord du lac d'Annecy l'été. La brigade à cheval de la gendarmerie fait son retour cet été. Ce vendredi 25 juillet, elle a été présentée en présence de la préfète de Haute-Savoie Emmanuelle Dubée. Elle est composée de 6 personnes en continu qui montent 6 chevaux de la garde républicaine. Deux membres de la garde républicaine sont d'ailleurs en Haute-Savoie avec les chevaux pour faire partie de la brigade pendant l'été.

Ce sont les seuls à officier à cheval toute l'année. Les autres étant des gendarmes de brigades de Haute-Savoie. "Avant la mise en place de la brigade à cheval, on lance un appel à volontaires pour trouver ceux qui y participeront", explique Guillaume, cavalier de la garde républicaine. Pour postuler, seule une condition de niveau à cheval (galop 5 minimum) rentre en compte associée aux disponibilités du gendarme postulant.

Des missions de prévention et de surveillance

Une fois l'unité créée avec les gendarmes sélectionnés et formés pendant 2 semaines, chaque cavalier a alors un cheval d'affectation pour les patrouilles qui peut par ailleurs changer en fonction des jours. Pendant environ 3 heures par jour, (4 heures au maximum), la patrouille est en action sur le territoire haut-savoyard mais surtout à Annecy, le camp de base de l'unité. En plus de ce temps de "travail", le cheval a également 1 h à 2 h d'entretien musculaire par jour. "Un cheval ne peut pas rester une journée au box, il a besoin d'exercice", explique le colonel Stanislas Ganuchaud.

Sur le terrain, cette unité très spéciale peut être amenée à réaliser une multitude de missions diverses et variées. Néanmoins, ce sont surtout celles qui concernent la prévention et la surveillance qui sont prépondérantes. "On peut arrêter quelqu'un qui prend la fuite à cheval. S'il est à pied, on va pouvoir se déplacer à une allure supérieure", explique Guillaume, l'un des cavaliers de la garde républicaine. Néanmoins, nous ne sommes pas une unité d'interpellation. Chacun son métier", précise-t-il.

Une unité basée à Annecy

Le plus souvent, les patrouilles se font à 3 pour faciliter le travail des agents qui peuvent, si le besoin s'en fait ressentir, descendre du cheval pendant qu'un collègue le tient. Ce cas de figure est cependant assez rare puisque le cheval est surtout utilisé dans le cadre de communication avec le public sans forcément qu'il n'y ait d'interpellations. "Il y a un grand intérêt de la population pour les chevaux", valorise le colonel Stanislas Ganuchaud. Cet intérêt couplé à cette visibilité permettent d'échanger sereinement avec les habitants. "C'est un corps d'élite avec des postes répartis sur l'ensemble du territoire", explique le colonel.

Souvent présente à Annecy, l'unité y est d'ailleurs accueillie puisque les chevaux sont reçus à l'écurie du Rampignon à Annecy-le-Vieux depuis sa création en 2018. Avant que les chevaux de la garde républicaine ne soient utilisés, il s'agissait d'ailleurs de chevaux appartenant à l'écurie qui étaient prêtés pour accomplir ces missions. Quoi qu'il en soit, ils seront là tout l'été pour aider les gendarmes à veiller sur la population au quotidien et sur les grands évènements.

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