De premier adjoint à candidat : Patrice Derrien prêt à franchir le pas
La photo représente l'équipe fondatrice de cette aventure. - Photo : Fanny Dumaine
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Accéder à toutes les infos Municipales 2026Conseiller municipal et premier adjoint depuis plusieurs années, Patrice Derrien annonce aujourd'hui sa candidature à la tête de la future liste pour les élections municipales de mars, à Vallières-sur-Fier. À l'heure où le maire actuel, François Ravoire, a choisi de ne pas se représenter, l'élu revient sur son parcours, la fusion des communes, le bilan du mandat et sa vision pour l'avenir.
Pouvez-vous vous présenter aux habitants de Vallières-sur-Fier ?
Je suis aujourd'hui retraité. J'ai travaillé toute ma carrière dans les services techniques, comme responsable de service et maître d'œuvre, aussi bien en collectivité qu'en bureau privé. Je suis marié, j'ai deux enfants, aujourd'hui adultes.
Sur le plan politique, j'ai commencé en 2014 à Val-de-Fier. À l'époque, je ne m'étais pas présenté pour être maire... et je l'ai finalement été. En 2019, Val-de-Fier a fusionné avec Vallières pour devenir Vallières-sur-Fier. Depuis, je suis premier adjoint, renouvelé en 2020, aux côtés de François Ravoire.
Pourquoi annoncer votre candidature aujourd'hui ?
La décision est très liée au contexte. François Ravoire a choisi de ne pas repartir, et depuis qu'il est devenu président de la communauté de communes, j'ai pris encore plus de responsabilités au quotidien.
De mon côté, je suis à la retraite depuis deux ans. J'ai donc aujourd'hui du temps, ce qui est essentiel pour une fonction comme celle de maire. Quand on ne l'a pas vécu, on ne se rend pas toujours compte du temps que cela demande.
Au départ, je pensais simplement rester adjoint. Et puis, en échangeant avec les élus de l'équipe actuelle, beaucoup m'ont dit : " Tu as l'expérience, tu connais les dossiers, vas-y. " Ça a fait son chemin.
Vous avez vécu de l'intérieur la fusion entre Val-de-Fier et Vallières. Comment l'avez-vous ressentie ?
Très positivement. J'ai même été, avec François, un des initiateurs de cette fusion. À la base, c'est une histoire de relations humaines. On se connaissait bien, on travaillait bien ensemble.
On s'est posé des questions très concrètes : pourquoi rénover deux mairies côte à côte ? Pourquoi multiplier les équipements alors qu'on pouvait mutualiser ? La loi NOTRe nous a aussi incités à avancer.
Aujourd'hui, on a une commune à taille humaine mais suffisamment structurée. On peut ouvrir la mairie plus souvent, avoir des agents plus spécialisés, des services techniques mieux organisés. On n'est pas trop gros, mais on n'est plus un tout petit village. Personnellement, j'aime beaucoup cette dimension.
Quel regard portez-vous sur le mandat qui s'achève ?
Je fais pleinement partie de cette équipe, donc je ne vais pas la critiquer. Au contraire. Je suis très satisfait du travail accompli. Il y a eu de beaux projets, et d'autres encore en cours, notamment l'aménagement du centre-bourg.
J'ai en charge les espaces publics, les réseaux, l'aménagement, des domaines qui me correspondent bien. Il y a un vrai bilan à défendre.
Si vous êtes élu, quelle sera votre vision pour le prochain mandat ?
Dans un premier temps, continuer les projets déjà lancés. Il y en a deux très importants :
- l'aménagement du centre-bourg,
- le bâtiment périscolaire de l'école du Val, qui va démarrer prochainement.
Ensuite, il y a un gros enjeu sur la rénovation énergétique des bâtiments communaux : fenêtres, isolation, performance énergétique. C'est à la fois une question d'écologie et d'économies.
On veut aussi poursuivre les projets de panneaux solaires, si ceux en cours aboutissent.
Mais au-delà des projets, je pense qu'il faut aussi apporter du changement dans la méthode : plus de contact avec les habitants, relancer des réunions de quartier, associer davantage les riverains aux projets d'aménagement.
Vallières-sur-Fier est une commune en croissance. Comment maîtriser son développement ?
La commune est dynamique, c'est un fait. Nous sommes aujourd'hui environ 2 860 habitants, avec une progression de plus de 2% ces dernières années. Il y a une vraie pression foncière, avec des promoteurs qui sollicitent régulièrement la mairie.
Le PLUi-H nous a déjà conduits à réduire certaines zones constructibles et à densifier davantage le centre. Il faut trouver le bon équilibre : continuer à se développer, mais de manière maîtrisée, sans dénaturer la commune.
Il faut aussi composer avec la réalité financière. Des investissements importants ont été réalisés, donc il faudra peut-être lever un peu le pied tout en continuant à avancer.
Quel maire souhaitez-vous être ?
Un maire très présent sur le terrain. J'ai aujourd'hui la disponibilité pour ça, notamment en journée. Être au contact des habitants, des agents, des associations, c'est essentiel.
Je veux aussi être un maire fédérateur. L'équipe que nous avons constituée est un mélange d'élus expérimentés et de nouveaux, plus jeunes. Les idées fusent, il faudra canaliser, structurer, accompagner.
Et puis continuer à faire vivre la commune, soutenir les animations, le tissu associatif, qui est très riche ici.
Justement, l'identité " Val-de-Fier / Vallières " existe-t-elle encore ?
Honnêtement, de moins en moins. En 2020, on avait encore réfléchi très géographiquement les listes. Aujourd'hui, on a surtout raisonné en termes de personnes, de motivation, de diversité socioprofessionnelle.
Dans nos têtes, c'est clair : on est Vallières-sur-Fier. Et ça se ressent aussi dans les associations, qui travaillent souvent ensemble depuis longtemps.
Comment mieux associer les habitants, et notamment les jeunes ?
Nous réfléchissons à la mise en place soit d'un conseil municipal des jeunes, soit d'une commission jeunes. L'idée est de les associer à des projets concrets, peut-être avec une enveloppe dédiée.
Les jeunes, c'est le vivier de demain. Il faut leur donner envie de s'impliquer, de participer à la vie communale, associative, citoyenne.
Être maire est une fonction prenante. Comment votre entourage vit-il cet engagement ?
Très bien. Mes enfants sont grands et ma femme est elle-même très investie dans les associations. Chacun a ses activités.
J'essaie en revanche de préserver une séparation entre vie privée et vie municipale : pas de permanence à la maison, pas de coups de fil tard le soir si ce n'est pas urgent. Et je continuerai à prendre des temps de pause, des vacances. C'est indispensable pour tenir dans la durée.
Un moment marquant dans votre parcours d'élu ?
Sans hésiter : la fusion des communes. Humainement, c'était très fort. La période 2019-2020, avec les deux conseils municipaux réunis, les équipes d'adjoints fusionnées, restera un moment marquant de mon engagement.
Comment allez-vous mener la campagne ?
Pour l'instant, nous avons commencé par le numérique, avec une page Facebook. Deux réunions publiques sont prévues en février, une à Sion et une au centre-bourg. Le programme y sera présenté et discuté.
Je veux une campagne de dialogue, de proximité, à l'image de ce que je souhaite pour la suite.
Un dernier message aux électeurs ?
La politique locale, c'est celle qui a le plus d'impact sur le quotidien. Le maire et son équipe sont en première ligne, parfois critiqués, souvent sollicités, mais toujours là.
J'invite les habitants à venir aux conseils municipaux, à s'intéresser aux projets, à participer. Une commune vit par ses élus, mais surtout par ses habitants.

Infos plus
Facebook https://www.facebook.com/vallieres.sur.fier.fiers.d.avancer.ensemble
Sur la photo, de bas en haut et de gauche à droite :
- Jessica Michel, 37 ans, responsable administrative et financière
- Patrice Derrien, 64 ans, responsable service technique à la retraite
- Angélique Gallet, 49 ans, aide-soignante -
Cédric Le Brishoual, 43 ans, gestionnaire transport
- Brian Chappel, 37 ans, responsable de service à la communauté de communes
- Pierre Robbe, 55 ans, dessinateur projeteur indépendant
- Stéphane Tourvieille De Labrouhe, 43 ans, chef d'entreprise dans la communication
- Laurent Belloni, 61 ans, artisan plaquiste à la retraite
- Yannick Megret, 49 ans, professeur de judo
Réunions publiques
- Lundi 2 février à 19h à la salle Favre de Sion
- Vendredi 27 février à 19h à la salle du centre à Vallières-sur-Fier





