Julie Novelli, maire de La Biolle, est prête pour un nouveau mandat

Âgée de 40 ans, la maire de La Biolle, souhaite repartir pour six années. - ©Claire Castelar
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Accéder à toutes les infos Municipales 2026Maire de La Biolle depuis 2020, Julie Novelli a officialisé sa candidature pour les élections municipales des 15 et 22 mars prochains. Cette annonce a été faite jeudi 22 janvier, lors d’un entretien qu’elle nous a accordé. Sa liste « La Biolle Village », composée d’une équipe renouvelée à 50%, sera dévoilée mi-février.
Pourquoi vous représentez-vous ?
« Nous avons eu un mandat riche et complet, malgré un départ difficile au vu du contexte Covid. Pour un premier mandat, c’était un joli challenge, avec de grosses réalisations du début à la fin : la rénovation de l’école, l’achèvement de la nouvelle crèche, le carrefour de Tarency qui était attendu depuis une quinzaine d’années, le pumptrack dont les dossiers ont été montés par des jeunes de la commune. Et puis nous avons lancé l’année dernière deux projets : la remise aux normes de notre salle polyvalente l’Ebène, notamment en matière de sécurité incendie, dont les marchés sont en cours, et la mise en place de cuves de rétention d’eau de pluie pour l’arrosage du terrain de foot qui sera terminée avant la fin de mandat ».
Quel bilan tirez-vous de ce premier mandat ?
« Comme je le disais, un bilan plutôt positif en terme de réalisations. Ce qui avait été annoncé est réalisé à 95 %, et certains projets pas initialement prévus se sont greffés par opportunité ou par besoin. Ce qui me paraît le plus important dans ce bilan, c’est le ratio entre le discours de vérité porté dès le départ et les réalisations. Il n’y a pas eu de fausses promesses. Ce qui est inscrit, c’est ce que nous savons être capables de faire ».
Quels sont vos projets et thématiques prioritaires ?
« Améliorer la vie quotidienne. Un gros travail a été mené sur les politiques petite enfance, enfance jeunesse, famille et aînés qui méritent d’être perpétuées. Et puis il y a les attentes de la population sur des problématiques du quotidien, comme l’état des route, le transport et la sécurité. C’est ce qui est le plus ressorti des concertations que nous avons faites pour connaître le ressenti des habitants, pour savoir où est-ce qu’ils nous attendaient sur ce prochain mandat. Nous travaillons ardemment à générer une ligne de bus qui soit quotidienne et régulière. A Albens il y a des bus qui vont vers Annecy, à Grésy il y a des bus qui vont plutôt vers Aix, et nous nous sommes au milieu. Nous voudrions aussi faire des cheminements entre les hameaux pour faciliter les déplacements notamment des personnes âgées et des jeunes. L’autre préoccupation exprimée, c’est l’aménagement du territoire. Nous avons une révision du PLUi qui devrait arriver très rapidement après les élections. Il y a une vraie question de structuration de la commune à penser, à retravailler, que ce soit en matière de mobilité, de logement et de développement. L’idée étant que ça se développe de manière harmonieuse et raisonnée avec des programmes, des constructions là où nous les attendons et pas que nous les subissions ».
Repartez-vous avec la même équipe ?
« Nous repartons avec une équipe de 50% de sortants et 50% de nouveaux, ce qui permet d’assurer la continuité des projets et d’avoir en même temps du sang neuf pour apporter de nouvelles idées. Aussi pour oser revenir sur ce qui n’a pas bien fonctionné en le reprenant différemment car nous n’avions peut-être juste pas le bon angle d’attaque, et pour aller vers des projets structurants avec un autre regard ».
Quels sont les profils de vos colistiers ?
« Nous avons essayé d’équilibrer en termes d’âges, de catégories socio-professionnelles, et de représentations des hameaux. C’est une liste sans étiquette, je n’ai moi-même jamais été étiquetée, avec des profils différents et complémentaires. C’est une richesse d’avoir divers points de vue, un projet est enrichi par la contradiction. Et je pense que les étiquettes, dans nos communes, ce n’est pas vraiment un sujet ».
Votre fierté ? Un regret ?
« La fierté, c’est d’être arrivée au bout du chemin et d’avoir réalisé ce que nous avions annoncé. Le regret, c’est peut-être d’avoir perdu certains éléments en cours de route, notamment dans les services, pour changement de carrière professionnelle, d’orientation, et d’avoir eu du mouvement qui n’a pas aidé à la fluidification des dossiers ».
Un dernier mot à adresser aux habitants ?
« Je les inviterais à regarder le travail qui a été fait et à imaginer celui qui pourrait être fait au travers du programme que nous allons leur proposer. Mais encore une fois, pour moi, l’important c’est le discours de vérité. Pourquoi les gens quittent les bureaux de vote ? Parce qu’à un moment donné, quand on tire le trait, malheureusement on peut s’apercevoir qu’en politique il y a beaucoup de choses au début et à la fin parfois pas tant. Ce qui compte, c’est la preuve par l’exemple. Je dis, je fais. Et si je ne fais pas, je dis pourquoi. Pour moi, cela a une valeur bien plus importante qu’autre chose »..




