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« En ressuscitant une mémoire, c’est toutes les mémoires que vous faîtes revivre. »

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Les lycéens accueillis dans un cadre prestigieux.

Les lycéens accueillis dans un cadre prestigieux. - ©DR

 Festival Du Premier Roman de Chambéry 29 Mai 2026 

Les élèves des classes de Seconde 14 et 1ère HLP2 ( Spécialité Humanités, Littérature, Philosophie) du Lycée de l'Albanais, à Rumilly, le 29 mai dernier, accompagnés de Madame Chelli et Madame Mazabras, Professeurs de Lettres ainsi que d'un parent d'élève, Monsieur Roland Archinard, ont eu le privilège, dans l'enceinte du Musée des Beaux - Arts, de rencontrer en cette 39 ième édition du  Festival du Premier Roman de Chambéry,  non seulement le parrain de cette édition, Jean Baptiste - Andréa, Prix Goncourt 2023 pour son roman Veiller sur elle ( Editions de l'Iconoclaste,2023)) et auteur Des Diables et des Saints  mais aussi, à la Médiathèque Jean- Jacques Rousseau, Benoît Hopquin, grand reporter au journal Le Monde, auteur d'un premier roman magnifique en son style, porté par des personnages très  attachants, Le Soldat perdu de Jeanne Bonheur ( Seuil, 2025).

Les deux rencontres ont été riches d'échanges entre les élèves, curieux, attentifs et les deux romanciers très à l'écoute de ce moment partagé, précieux, pour comprendre ce qui se joue entre le travail solitaire de l'écrivain et la manière dont son œuvre questionne, émeut, résonne dans la lecture qu'en font de jeunes lecteurs.

Les deux rencontres avaient été précédées le matin d'une promenade pédestre dans la très belle ville de Chambéry qui affichait dans les vitrines de ses commerces des citations des romans du Festival du Premier Roman  et ont été suivies de séances de dédicaces, autre moment privilégié et un peu intimiste que les élèves et les romanciers ont sincèrement appréciées.

Veiller sur elle de Jean Baptiste Andrea donne à voir le destin d'un homme, au seuil de la mort, qui revisite, en tant que sculpteur talentueux, par le souvenir, l'histoire de sa vie, en Italie. Sa confession est riche d' aventures romanesques et résonne comme un hymne à la beauté de celle - ci même si l'auteur ne laisse pas dans l'ombre, au début du XX ème siècle, la montée du fascisme. Quant au roman Le soldat perdu de Jeanne Bonheur de Benoît Hopquin, entre imaginaire et mémoire, mélancolie et humour, c'est un roman sur la Première Guerre Mondiale, ses conséquences dans le monde rural en 1935, sur le deuil et l'absence, mais surtout sur les silences, les secrets de famille et les mots, leur nécessité pour trouver loin des tourments, le bonheur et une forme d'apaisement.

"  En ressuscitant une mémoire, c'est toutes les mémoires que vous faîtes revivre. " fait dire à un de ses personnages, Benoît Hopquin. Pari réussi dans un roman très bien écrit et très pudique.

Remerciements à toute l'équipe de professionnels et plus particulièrement à Daniela Dughera Faraill, Responsable des relations internationales, universitaires et scolaires  et à Nicolas Thevenot, Professeur documentaliste, ainsi que les bénévoles qui oeuvrent à l'organisation du Festival du premier roman de Chambéry  permettant ces rencontres qui feront peut - être des élèves, des lecteurs ou auteurs- qui sait ?- heureux.

On en profite pour la séance de dédicasse. - ©DR
On en profite pour la séance de dédicasse. - ©DR
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