Louise Pazem, une joueuse de rugby prometteuse

Louise Pazem. -
Depuis quelques années, le rugby féminin est mis davantage en lumière, notamment avec le tournoi des six nations. Il inspire de nombreuses vocations. C'est le cas de Louise Pazem qui fêtera ses 16 ans en septembre. Elle joue au FCA d'Aix-les-Bains depuis un peu plus de trois ans. Elle évolue principalement en deuxième ligne et parfois en troisième ligne. Elle a été sélectionnée en équipe féminine de Savoie, puis invitée à participer à plusieurs stages au sein de la Stade Toulousain Académie, une expérience enrichissante qui lui a permis de franchir un cap, ainsi qu'aux sélections des Amazones de Grenoble.
Elle est installée avec sa famille à Saint-Ours depuis 2012 et a effectué l'ensemble de sa scolarité dans le secteur, primaire à Saint-Ours, collège Jacques Prévert à Albens. Aujourd'hui, elle est élève au lycée Monge à Chambéry où elle prépare son avenir tout en continuant à pratiquer le rugby avec passion.
" Avant de découvrir le rugby, j'ai pratiqué le handball pendant deux saisons à Albens. Grâce à cette expérience, j'ai développé l'esprit d'équipe et le goût pour les sports collectifs. Par ailleurs, les activités sportives ont toujours occupé une place importante dans ma famille, le ski alpin, les randonnées. Mon petit frère Victor pratique également le rugby depuis l'âge de 6 ans au FCA d'Aix-les-Bains. "
Pourquoi avoir choisi le rugby : " la découverte du rugby est avant tout une histoire d'amitié. J'ai été initiée à ce sport par l'intermédiaire de ma meilleure amie, Ambre Fiard, que j'ai rencontrée en cinquième. Curieuse, j'ai accepté de participer à un entrainement. Dès la première séance, je me suis sentie intégrée au sein de l'équipe mixte. J'ai rapidement apprécié l'ambiance, la solidarité entre les joueurs et les valeurs véhiculées par ce sport qui m'ont permis de gagner en confiance. Je considère mon équipe comme une véritable seconde famille. " Malgré tout, Louise n'envisage pas de devenir joueuse professionnelle : " je suis consciente que les opportunités dans le rugby féminin restent encore limitées en France, même si la discipline connait un développement important ces dernières années. " Pour l'avenir Louise souhaite se diriger vers les sciences, en particulier la chimie. " Mon projet est d'intégrer une école d'ingénieurs après mes études secondaires et me spécialiser dans ce domaine. J'aimerais ensuite travailler dans l'industrie nucléaire, un secteur qui m'intéresse pour ces enjeux technologiques, énergétiques et environnementaux. "
Mais pour le moment Louise est bien dans son sport qu'elle considère comme une véritable école de vie qui lui apporte du soutien, des amitiés solides et des valeurs essentielles au quotidien. Même si elle estime que le rugby féminin ne bénéficie pas encore de la même reconnaissance que les équipes masculines. " Je reste optimiste car les mentalités changent progressivement et les performances des joueuses sont de plus en plus mises en avant. J'espère que les futures générations de rugbymen et de rugbywomen puissent évoluer dans un environnement toujours plus égalitaire et valorisant. "
Corinne Marin





