Vaste contrôle inter-services à l’aéroport de Chambéry

Pendant le contrôle des VTC. - ©prefecture73
Sous l'autorité du parquet de Chambéry, un important contrôle interservices a été mené dimanche 11 janvier 2026 dans la zone aéroportuaire de Chambéry-Le Bourget. Objectif : lutter contre l'exercice illégal des professions de VTC et de taxi, un phénomène qui impacte fortement le département. Quarante et un véhicules ont été contrôlés et 53 infractions relevées.
Une opération pilotée par le parquet de Chambéry
Le dimanche 11 janvier 2026, un contrôle interservices s'est déroulé dans la zone aéroportuaire de Chambéry-Le Bourget, sous la direction du parquet de Chambéry. L'opération s'est tenue en présence de M. Xavier Sicot, procureur de la République.
Cette action ciblait la lutte contre l'exercice illégal des activités de chauffeur VTC et de taxi, un phénomène à l'origine de nombreux débordements dans le département, comme les services de l'État l'ont déjà constaté.
Quarante et un véhicules contrôlés en une matinée
Sur l'ensemble de la matinée, 41 véhicules - VTC, taxis et cars - ont été contrôlés. De nombreux services étaient mobilisés pour cette opération coordonnée : la gendarmerie, la Dreal (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement), l'Uracti (Unité régionale d'appui et de contrôle sur le travail illégal), l'Inspection du travail, la Dreets (Direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités), l'Urssaf, les Douanes, la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), ainsi que la brigade de contrôle et de recherche des finances publiques de la Savoie.
Pour la presse écrite ou audiovisuelle, une photographie est jointe à la communication du parquet, montrant le procureur de la République aux côtés des agents de la gendarmerie et de l'Urssaf.
Cinquante-trois infractions relevées
À l'issue des contrôles, 53 infractions ont été mises au jour. Elles concernent notamment des faits de travail illégal, avec des employés non déclarés, des dépassements des temps de conduite, ainsi que l'exercice illégal de l'activité d'exploitant de taxi.
Les services ont également constaté des absences d'attestation préfectorale d'aptitude médicale, des manquements à l'obligation d'information sur les prix, ainsi que plusieurs infractions routières, parmi lesquelles l'usage du téléphone tenu en main et des défauts de contrôle technique sur des véhicules VTC.
Des contrôles appelés à se poursuivre
Les services de l'État annoncent que d'autres contrôles de ce type seront menés régulièrement. Ces opérations visent à assainir les professions du transport de personnes, à lutter contre la concurrence déloyale et à renforcer la lutte contre le travail illégal sur l'ensemble du territoire.




